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J'reprends les choses en main. Cette fic connaitra une suite & une fin. J'fais mon taff', à vous de faire le votre :

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« Und das Motto heißt : fängt endlich zu leben an, VERDAMMT ! »





# Posté le dimanche 02 août 2009 17:56

Modifié le mardi 24 novembre 2009 16:36

___________ ___ ___ . « Kennst du das ? Man lebt ein Traum Und irgendwann wacht man auf Einfach so. » . Niemand hört dich - Panik___ . ___ ___ ___________

 ___________ ___ ___ .  « Kennst du das ? Man lebt ein Traum Und irgendwann wacht man auf Einfach so. » . Niemand hört dich - Panik___ .  ___ ___ ___________
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© 2009
Les textes publiés sur ce blog sont protégés par une licence Creative Common (CC).
Vous êtes donc libres de les diffuser à condition de préciser clairement le nom de l'auteur,
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Merci.






« J'abandonne mon être à mes lettres
Car l'écriture sans âme n'est que lettres »

Kery James x3



_____ Ils voulaient vivre leur rêve. Être au sommet, toucher le ciel, caresser les ailes des oiseaux. Mais ils n'ont eu que l'enfer. Salis, trahis, opprimés, avilis, ils ont su relever la tête. Et ils nous prouvent aujourd'hui encore leur valeur. Leur rebellion est désormais connue dans l'Europe entière. Conseillers de plusieurs groupes, ils ont retracés leur calvaire dans une chanson. Cette chanson, je m'en inspire. Leur histoire, je vous la raconte. Je ne suis qu'une simple fille, Révolutionnaire dans l'âme, je ne les connais pas, je ne leur ai jamais parlé, je ne sais pas ce qu'ils ont vraiment subi. J'essaie simplement d'ouvrir les yeux aux gens sur un monde où le lion est en cage pour faire place aux moutons muets & amorphes.

_____ Je n'ai aucune prétention, je ne vous demande rien. Rien, à part lire & prendre conscience de certaines choses. Si vous aimez, tant mieux. Si vous détestez, tant mieux, car ça voudra dire que ça vous touche quand même. Si ça vous est égal, tant pis pour vous. Tant mieux pour moi. Si vous riez, j'en serai ravie. Si vous réfléchissez et méditez, j'aurai atteint mon but. Cette fiction n'est pas rose. Cette fiction n'est pas noire non plus. Cette fiction est un arc-en-ciel où toutes les couleurs se retrouvent & se complètent, simple tableau de notre monde. J'écris pour moi avant tout. Si vous vous retrouvez dans mes textes, si mes écrits vous parlent, tant mieux. Je servirai au moins à quelque chose.

_____ Je m'appelle Carow', et je suis fan des Panik.




David, Franky, Jan, Juri, Linke, Timo




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OS : )

_____ Annuaires _ * _ & _ * _ & _ * _ & _ *

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# Posté le vendredi 05 décembre 2008 16:37

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 18:47

. Kαpιιtєl 1 Help ! - Beatles . « I never needed anybody's help in any way But now these days are gone, I'm not so self assured » .

. Kαpιιtєl 1 Help ! - Beatles . « I never needed anybody's help in any way  But now these days are gone, I'm not so self assured »   .
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Innere Standpunkt
( Point de vue Interne )



_____Elle nous a sauvés. Oui, sauvé, c'est le bon mot. Pas un sauvetage en bonne et due forme tel qu'on en voit sur les belles plages de Malibu. Elle n'a pas une paire de sein digne de Pamela Anderson, ni le torse poilu de David Hasselhoff, quoi que ça reste à voir. Elle ne portait pas non plus de maillot de bain rouge et ne courrait pas sur la plage, les cheveux dans le vent. D'ailleurs il faisait froid, c'était au mois d'octobre, elle était emmitouflée dans sa veste, et miraculeusement, il n'y avait pas trop de vent ce jour-là. C'était peut-être à cause d'elle. Oui, peut-être que s'il n'y avait pas de vent, c'était parce que nous la rencontrions. Ou peut-être pas. Les signes du destin, je n'y crois pas trop. Enfin, je n'y croyais pas trop. Parce que pour que nous l'ayons rencontrée, c'est quand même un sacré coup de chance. Je me souviendrai toujours de ce jour, la première fois que nous l'avons vue. Quelle désastreuse rencontre. Mais au final, qu'aurions-nous fait sans elle ? Nous ne nous connaissions pas, nous ne nous apprécions pas, et pourtant...

_____Aujourd'hui, si nous sommes là, c'est grâce à elle. Nos fans peuvent la remercier. Sauf qu'ils n'en sauront jamais rien. Elle a beau être extravertie sur certains points, elle fait preuve d'une grande timidité. C'est paradoxal, je confirme. Mais cette fille est aux antipodes de toutes celles que nous avons connues. Elle a une sorte de don. Non, je ne l'idolâtre pas, je dis juste ce que j'ai ressenti. Et de toute façon, comment l'idolâtrer avec une rencontre pareille, avec tous les défauts qu'elle a ?

_____Les gens croient que nous sommes de petits garçons gentils. Ce n'est pas avec un sourire qu'on est gentil. Dans ce cas-là, même Hannibal Lecter aurait pu être gentil. Non, nous, nous sommes normaux. C'est-à-dire que nous pouvons sourire ou pleurer, aimer ou détester. Et elle, nous ne l'aimions pas. Oh ça non, nous ne l'aimions pas du tout. Une telle aversion pour quelqu'un qu'on ne connaît pas pouvait paraître suspecte aux yeux des autres. Et elle l'était. Mais en fait, ce que nous ne pouvions pas voir chez elle, c'était sa bonne humeur. Sa putain de bonne humeur visible grâce à ses sourires et audible grâce à son rire. Elle ne pouvait pas s'empêcher de rigoler, de sourire, de nous crever les tympans. Parce que cette saleté de bonne humeur c'était comme un coup de poignard dans le dos. Nous aussi nous savions rire. Nous aussi nous pouvions sourire. Nous avions seulement oublié comment faire. Et la voir rire nous faisait mal dans la mesure où elle nous rappelait nos propres personnes. A travers elle, c'était tout bonnement nous que nous voyions. Nous, avant. Avant la célébrité, les fans, le showbiz. Avant que ces connards ne nous découvrent. Avant notre calvaire. Pour ça, nous la détestions. Et elle, elle nous a quand même aidés. Nous avions eu beau la repousser, elle revenait toujours, comme un boomerang qu'on envoyait au fin fond de l'Amérique latine.

_____Mais qu'est ce que nous avions pu être idiots. Nous serions encore dans la merde sans elle. Et ceci n'est pas une métaphore. Nous vivons vraiment dans la merde.

_____Oui, je me souviendrai de notre rencontre encore un sacré bout de temps. Ce fameux 7 octobre 2007. Jour néfaste où nous avons rencontré un ange. Jour béni où nous est apparue une vipère pour la première fois. Ce jour, tout comme elle, est inoubliable. Nous avions eu besoin d'aide et nous sommes tombés sur elle. Tel de vrais mecs, nous avions trop d'orgueil pour demander le moindre appui. Mais elle n'a attendu aucun signe de notre part pour nous en donner. Tel de vrais mecs, nous l'avons mal pris. Normal, nous sommes censés être le sexe fort et nous nous faisons aidés par une fille. C'est la honte assuré. Mais ça, c'est le visage que nous montrions en société. Seul, chacun de notre côté, nous étions contents. Contents et soulagés que quelqu'un daigne se bouger et nous venir en aide. Parce que oui, nous en avions bel et bien besoin. Nous n'en pouvions plus. Nous suffoquions. Ces connards nous oppressaient. Grâce à elle, nous en sommes débarrassés, et nous osons enfin faire tomber le masque.

_____Nous nous sentions opprimés. Le pire c'est que cette impression ne veut pas nous lâcher. Encore une fois, c'est vers elle que nous nous sommes tournés. Dorénavant nous lui devons tout. Sans elle et ses magouilles, sans elle et son caractère têtu, sans elle et sa grande gueule pour nous envoyer une bonne remontrance, nous ne serions plus là. Sans elle nous aurions sombrés, ensevelis sous une montagne de difficultés, puis oubliés.

_____Personne ne nous a compris. Personne ne nous comprend, aujourd'hui encore. Une fois de plus, seule elle sait ce que nous pensons, ce que nous ressentons, ce que nous voulons. C'est à se demander des fois si nous intéressons les gens. En fait ils nous écoutent seulement pour nos belles gueules. Qu'est ce que je peux détester ça. Grâce à elle, nous avons fait notre nettoyage de printemps en plein hiver. Nous avions juste un peu d'avance. Elle nous a ouvert les yeux sur pas mal de choses. A ses côtés nous étions comme des enfants. Des enfants à qui elle a tendu la main pour nous montrer le chemin à suivre. Maintenant, nous nous sommes réaffirmés. Et nous savons désormais ce que nous voulons, et surtout, ce que nous ne voulons pas. Et ça, nous n'en voulons plus, plus jamais.

_____Vous devez sûrement me connaître, mon prénom doit bien vous dire quelque chose : Jan. Jan Werner, ancien membre de Nevada Tan. Nouveau membre de Panik.





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Merci à Line pour la fin, j'en avais marre de bueuger d'ssus xD. Bref, premier chapitre donc. Bon j'avoue que là comme ça, il apprend un peu rien. Mais faut savoir, soit bien lire, soit lire entre les lignes. J'vous en dirai pas plus ( bah non, on va pas casser le suspins dès le début voyons ). J'espère que ça vous plait pour un début. Le second chapitre commence fort, vous inquiétez pas, y a déjà des conneries u_u' ( c'est pas de ma faute si chez moi mes persos sont complètement fêlés du ciboulot =D ).
Mercii à toutes les filles d'm'avoir suivies.

Tschüss =)

# Posté le lundi 08 décembre 2008 13:17

Modifié le dimanche 09 août 2009 06:38

. Kαpιιtєl 2 Hau ab ! - Sido . « Es geht mir besser jetzt, ich fühl mich immer wohler Und dein Leben ist jetzt fade wie ne Kinder-Cola Irgendwann ist Schluss und es muss dann auch sein Los gib mir noch`n letzten Kuss, dann hau rein ! » .

. Kαpιιtєl 2 Hau ab ! - Sido . « Es geht mir besser jetzt, ich fühl mich immer wohler  Und dein Leben ist jetzt fade wie ne Kinder-Cola  Irgendwann ist Schluss und es muss dann auch sein  Los gib mir noch`n letzten Kuss, dann hau rein ! »   .
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Extern Standpunkt
( Point de vue Externe )

Rückblende
( Flash Back )



7 octobre 2007



_____Elle attendait dans le hall, impressionnée. Elle n'était rentrée que peu de fois dans cet endroit, et à chaque fois elle avait la même sensation d'immensité. Elle se sentait si petite ici, comme si le hall pouvait la manger, l'absorber toute entière pour la réduire en bouillie. Et encore plus aujourd'hui. Elle avait l'impression que c'était plutôt eux qui risquaient de la réduire en charpie. Pourtant c'était un hall tout ce qu'il y avait de plus normal, avec des murs, un sol, un plafond, des portes, des fenêtres. Mais tout y était comme démesuré. A moins que ce ne fût elle qui était trop petite. D'ailleurs elle aurait souhaité encore rapetisser jusqu'à s'enfoncer dans le sol.

_____Elle se tritura les doigts et garda ostensiblement la tête baissée, ses longs cheveux blonds lui cachant ses yeux bleus délavés. Hors de question de la relever et de croiser leurs regards. Leurs magnifiques regards bleus pour la plupart d'entre eux qui la faisaient totalement fondre. Non, aujourd'hui elle ne se transformera pas en guimauve, elle se l'était interdit. Non pas qu'elle craignait aussi de se transformer en statue de pierre, elle ne croyait pas à ces superstitions sans queue ni tête, c'était juste qu'ils l'intimidaient trop. Et elle avait peur de se ridiculiser en faisant un geste ou en laissant échapper une parole. Elle faisait déjà un intense effort sur elle-même pour respirer normalement, il ne fallait pas lui demander la lune.

_____Elle ne leur avait jamais beaucoup parlé, et encore, parlé est un bien grand mot, les seules paroles qu'ils s'étaient échangés étaient constitués de banalités. Il fallait dire qu'ils n'étaient pas du même monde. Ou en tout cas ils ne l'étaient plus si on prenait en compte le fait qu'avant ils étaient « normaux ». Maintenant c'était des stars et elle, elle, c'était juste la nièce de leur producteur. Un gouffre les séparait.

_____Elle eut soudain la désagréable impression que quelqu'un la regardait. Elle n'aimait pas ça. Elle n'aimait pas être le centre d'attention des autres. Elle préférait rester dans l'ombre et garder le silence. Elle risqua alors un coup d'½il et constata que l'un d'entre eux la dévisageait. Il paraissait s'amuser et se jouer de son trouble. Ses joues rougirent fortement et elle rebaissa la tête, son menton venant toucher son cou, ses yeux se cachant derrière ses mèches de cheveux. Elle n'aimait pas être regardée. Et encore moins quand c'était un garçon aussi mignon et célèbre que lui qui posait ses yeux sur une simple fille comme elle. Cependant elle ne put réprimer un doux frisson en pensant qu'il l'avait regardée. Elle n'était pas si transparente que ça.

_____Mais rapidement elle se mit à espérer l'arrivée imminente de son oncle. Elle maudit sa mère de l'avoir obligé à aller le voir. Elle aurait très bien pu y aller elle-même, mais non, elle avait préféré envoyer sa fille. Pauvre Tatiana. Obligée de venir dans cet endroit immense. Obligée de rester avec ce groupe. Obligée de les avoir devant les yeux, à attendre impatiemment que son oncle daignait enfin arriver.

_____Heureusement elle n'allait pas tarder. Elle avait le don pour arriver au moment opportun. Peut-être devrait-elle prévenir les garçons de son arrivée ? Oh non, elle n'osera jamais... Et de toute façon, il était trop tard. Elle était là.

_Ma Tia !

_____Les garçons tournèrent la tête en même temps, curieux, tandis que Tatiana rougit, gênée. Une tornade colorée s'abattit sur elle et lui fit la bise.

_La putain d'sa grand-mère ! C'est qu'il caille dans c'pays ! Ca va ?
_Oui, oui...
_Ouah tu sais quoi ! J'ai réussi à avoir l'album – pas encore sorti =P – de Jan Delay ! Tu rends comptes ? Comment ch'uis trop happy d'la vie ! Jan Delay quoi !


_____Et sur ces paroles, elle commença une petite danse de la victoire, croyant être seule avec Tatiana.

_Rabbit... Rabbit ! l'appela cette dernière.
_Quoi ?
_S't'eu plait, si tu pouvais arrêter, c'est gênant...
_Gênant pour qui ? Y a personne !


_____Tatiana fit un léger signe de tête en direction des garçons. La dénommée Rabbit se retrouva alors nez à nez avec...

_NEVADA TAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN ! HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

_____Les garçons ouvrirent de grands yeux, surpris par sa réaction et le volume sonore utilisé. Elle joua pour sa part les groupies en chaleur – depuis le temps qu'elle rêvait de pouvoir les imiter – mais plus pour cacher l'embarras qu'elle avait d'avoir été prise en flagrant délit d'attentat à la danse que pour se moquer réellement d'eux. D'ailleurs Tatiana, elle, savait très bien que c'étaient les groupies qui étaient visées, et non le groupe.

_Frankyyyyyyyyyyyyyyy je t'aiiiiiiiiiiiiiiiiiime ! Timooooooooooooooo baise moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! s'exclama-t-elle en regardant Juri et Linke. ( désolée, c'est la traduction de « fick mich », après c'est pas d'ma faute si elles hurlent de la merde )

_____Elle porta ses mains à sa bouche puis fit semblant de s'éventer, comme si elle allait s'évanouir, la bouche grande ouverte. Elle imitait si bien cette espèce que les garçons le prirent mal, blessés dans leur orgueil de mâle. Surtout qu'elle connaissait leur prénom, certes, mais pas les têtes qui allaient avec.

_Quoi ? C'est pas comme ça qu'on fait ? demanda-t-elle alors avec un mélange d'innocence et de dédain. Bon Tia, on y va ? reprit-elle comme si de rien n'était et en les ignorant totalement.

_____Les garçons comprirent alors enfin qu'elle venait de se moquer d'eux et devinrent rouge de honte et de colère.

_Nan mais tu t'prends pour qui, espèce de clown ?
_Le mec bizarre aux cheveux longs m'a appelé comment ?
lui demanda-t-elle dédaigneusement en le regardant de haut en bas. J'ai bien entendu, t'as dit « clown » ? répéta-elle en dessinant les guillemets de ses doigts. Très bien, alors écoute Robert, j'm'habille beaucoup mieux et beaucoup plus que tes chiennes en chaleur à moitié nues qui te rétrécissent le pantalon, alors tu retires ton insulte de plouc, et tu m'casses pas les ovaires, kappisch ?

_____Elle le toisa une dernière fois du regard et lui tourna le dos. Tatiana était blanche de crainte tandis que « le mec bizarre aux cheveux longs » était rouge de honte. Il s'apprêta à lancer une réplique cinglante mais fut retenu juste à temps.

_Laisse David.
_Attends Timo, t'as entendu c'qu'elle vient d'me dire ?!
_Oui David, on a tous entendu
, répondit un grand brun aux yeux bleus. Il n'empêche que ça ne sert à rien de s'énerver.
_Exact, elle n'en vaut pas la peine.
_Hey !
s'insurgea alors la jeune fille. J'te permets pas monsieur-j'connais-pas-le-rasoir !
_Bon, tu vas calmer ta joie ! On s'connaît pas, on t'a rien fait, alors c'est pas la peine de nous péter ton câble dessus si ton mec vient d'te larguer !
répliqua Timo.
_J'comprends pourquoi d'ailleurs, murmura David dans sa barbe. ( oui, David a une barbe, c'est Papa Nowel, vous saviez pas ? )

_____Rabbit resta coi, ne sachant que répondre, ne trouvant aucune réplique sanglante sur le moment.

_Bon allez, calme, intervint le blond aux yeux bleus.

_____Rabbit s'assit sur un des bancs du hall et bouda en silence. Tatiana quant à elle n'osait toujours rien dire, trop intimidée.

_Tia ? J'peux savoir ce qu'on attend ? C'est pas que ça pue mais... ça pue.
_Oh ! Tu vas pas recommencer, toi !
s'énerva David.
_Mais je n'ai rien dit, répondit-elle innocemment. Si tu le prends mal Robert, c'est simplement parce que t'as quelque chose à te reprocher.
_T'arrêtes de m'appeler Robert aussi !
_Pauv' chou. C'est pas d'ma faute si j'connais pas ton prénom, Robert
, ajouta-elle quelques secondes plus tard pour l'énerver.
_Henriette !
_Edmund !
_Claudette !
_Pervers !
_Espèce de serpillère !
enchaina-t-il.
_Vermine !
_Rat des champs !
_Crâne d'½uf !
_Euh... Espèce de... de... mammouth des neiges !


_____Elle le regarda bizarrement tandis que lui la fixait, fier de son insulte, attendant une possible réponse.

_Pffff !... Guitariste du dimanche !
_Au moins c'est un jour de la semaine
, répondit-il en pinçant les lèvres.
_Ho ! Arrêtez d'vous disputer, on dirait des gamins ! Z'avez pas trois ans quand même, les interrompit le grand blond.
_Nan. Quatre, répondit Rabbit. Enfin, tu m'diras, pour Robert j'sais pas...
_David. Il s'appelle David
, intervint Timo, prenant la parole avant le principal concerné. Là c'est Frank, Linke, Juri, et derrière, Jan. Moi c'est Timo, pour te servir.
_Oh merci, ça tombe bien j'avais besoin de quelqu'un pour laver mes converses
, répondit-elle avec un large sourire moqueur.

_____Timo allait répliquer quelque chose mais fut précédé par un David réactif trois jours plus tard. Mais au moins il réagissait quand même, et c'était déjà ça.

_T'veux battre, hein ? T'veux t'battre, t'veux t'battre, t'veux t'battre ? Allez, viens, viens ! Allez !

_____Elle le regarda alors comme si une corne lui poussait sur le front. Bizarrement à cette pensée des réminiscences de Ionesco lui parvinrent à l'esprit. David se transformerait-il en rhinocéros ? Peut-être pas. A moins que sa corne ne fût interne et lui poussait dans le cerveau. Ce qui expliquerait ses propos incohérents.

_Ouah. Ca fait peur. Retire ta corne avant que les lésions ne soient irrémédiables.

_____Ce fut à son tour de la regarder bizarrement. Frank intervint alors de peur d'entrer dans un cercle vicieux sans fin. Mais le pseudo calme ne dura pas.

_C'est normal que t'aies une chaussure marron et une orange ? demanda Timo, avec un sourire moqueur.

_____Et voilà comment la dispute fut relancée. Telle une vipère, elle contre-attaqua d'un coup.

_Moi au moins j'mets pas des couvertures à mes doigts, répliqua-t-elle en faisant allusion à ses fingers sleeves *.

_____Tatiana observait leur joute verbale comme on suivait un match de tennis, en essayant de se faire la plus petite possible. Elle aurait du se douter qu'ils ne s'entendraient pas. Mais au fur et à mesure qu'elle les entendait se traiter des pires noms d'oiseaux, son sang bouillit. Jusqu'à ce qu'elle explosa.

_STOP ! J'commence à en avoir marre de vous sept ! Alors maintenant vous vous taisez et vous bougez plus ! leur ordonna-t-elle.

_____Ils restèrent bouche bée et la regardèrent, stupéfaits. Ils avaient du pousser le bouchon un peu trop loin pour que la calme et timide Tatiana s'énervât. Cette dernière sentit son coeur battre la chamade et se calma petit à petit, au même rythme que ses joues qui s'enflammaient. Elle rebaissa alors la tête, comme si elle n'avait rien dit.

_Les garçons ! s'exclama à ce moment un homme d'une quarantaine d'années en s'approchant d'eux. Désolé de vous avoir fait attendre. Ah Tatiana, ta mère m'a prévenu de ta venue.

_____La jeune fille sourit et entama la discussion avec son oncle, contente de changer de sujet et de retrouver une couleur et une contenance normale. Les garçons ne dirent rien et attendirent que leur producteur ait fini sans un mot, encore sous le choc de la remontrance de la jeune blonde. De son côté, Rabbit se tourna méchamment vers Jan qui s'amusait à la dévisager.

_Quoi ? Pourquoi tu m'regardes comme ça ? J'sais qu'ch'uis belle mais c'est pas une raison pour me fixer comme un chien en manque d'os. Hey t'as entendu c'que j'viens d'te dire ou t'as pas entendu c'que j'viens d'te dire ? Arrête, ça devient chiant ! Hey espèce de spécimen non identifié j'te parle ! T'es muet ou quoi ? demanda-t-elle en grimaçant.

_____Jan hocha alors la tête, un petit sourire aux lèvres qu'elle ne put pas voir à cause de sa cagoule. Il s'amusait à l'énerver et ça marchait bien. Rabbit maugréa quelques mots incompréhensibles et le fusilla du regard. Il en fit de même mais leur échange suicidaire fut interrompu par Eddy Höfler, le producteur de NT.

_Bon excuse-moi mais on a du travail. Les garçons, au studio, ajouta-il d'une voix ferme.

_____Les jeunes filles les regardèrent partir puis Rabbit se retourna vers Tatiana.

_Relouds ces mecs.
_T'exagères, t'aurais pu être plus sympa avec eux.
_Ca va être de ma faute !


_____Rabbit leva les yeux au ciel tandis que Tatiana l'entrainait dehors pour couper court à toutes protestations ou allusions de sa part, entamant par la même leur après midi shopping.

_____De leur côté les garçons se retrouvaient enfermés dans un studio, inconnus jusqu'à ce jour. Ca les changeait de leur cage habituelle. Ils s'installèrent chacun à leur poste et attendirent les ordres, nerveux. Ils n'étaient déjà pas joyeux normalement, mais cette fille leur avait bien tapé sur le système. Ils ne connaissaient même pas son prénom mais ils la détestaient déjà.





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Alors ? Oui, bon d'accord, y a de pas sang, j'avoue. Disons que j'ai fait en sorte de ne pas choquer votre sensibilité. Mais bon, c'est déjà ça quoi. Non ? J'espère vraiment que vous aimez. Parce que c'est pas drôle sinon ! Bah oui, j'ferai comment pour écrire des conneries ou des textes super trop profond ( faut bien utiliser les cours de philo ) si personne ne les lit ?
Donc si vous voulez être prévenues, vous connaissez le truc, il vous suffit de laisser un com' à chaque fois sur le dernier chapitre, merci bien, vous seriez très urbaine.
Sinon, oui, ceci est un flash back mais j'ai horreur d'écrire au passé. Alors s'y a des discordances, bah la mauvaise L ( honte à moi ) que je suis répond « fuck ! » avec un large sourire.
J'espère tout de même que vous avez compris que Rabbit était un surnom. Attendez, faut pas déconner, qui appellerait sa fille comme ça aussi ? Pauv' gamine t'sais, obligée de le porter toute sa vie. Vous imaginez les foutages de gueule qu'elle subirait ? Mein Gott, j'préfère même pas élaborer une telle théorie.
Sur ce, je crois avoir tout dit. Ah si, une dernière pitite chose. Cette fic est censée être plus sérieuse que N-smiile-paniik-T ( mais si Line, j'te juuuure ! ). Mais voilà, je peux pas m'empêcher de déconner. Faut prendre la vie du bon côté mes amies, halte aux prises de tête et aux nombreuses fois où on s'fait avoir en beauté. Réagissons ! ( bah voilà Line, maintenant je pense à nos conneries et à toutes nos associations pour sauver tout l'monde et n'importe qui ). Bref, ce que je disais c'est que, vu que je m'inspire de Wegweiser, tous les chapitres ne seront pas à l'image de celui-là. Vous pourrez le constater dès le troisième, vous inquiétez pas pour ça.
Voilà, là j'ai fini. En plus j'ai fait un bon gros speech ( contente Lorène ? ).
Oh, et qu'est ce que j'aime les voir aussi con ! ( cf gif ) J'préfère quand ils sont cons. Si, si, c'est possible. Parce qu'au moins on est soulagées de constater que même les stars peuvent être plus débiles que nous. Qu'est ce que ça fait du bien. J'me suis réconfortée toute seule dans ma débilité, faut être fort.
Tschüs ( avec un ou deux « s », vous en faites pas, j'ai d'mandé à ma prof ).

# Posté le samedi 13 décembre 2008 14:33

Modifié le dimanche 09 août 2009 07:38

. Kαpιιtєl 3 Dream on - Aerosmith . « The past is gone It went by, like dusk to dawn Isn't that the way Everybody's got their dues in life to pay » .

. Kαpιιtєl 3 Dream on  - Aerosmith . « The past is gone  It went by, like dusk to dawn  Isn't that the way  Everybody's got their dues in life to pay »   .
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Extern Standpunkt
( Point de vue Externe )

Rückblende
( Flash Back )


15 octobre 2007


_____Il jouait tranquillement, laissant ses doits parcourir les touches, comme en transe. Il fermait les yeux pour ressentir encore mieux les effets de cette thérapie. Si douce thérapie qui lui faisait tellement de bien. Ca le détendait énormément de pouvoir se lâcher de cette façon. Il se sentait bien. Pour la première fois depuis quelques semaines, il se sentait bien. Il était dans son élément, dans sa sphère, dans son monde, dans sa bulle. Ses pensées s'élevaient vers sa petite Eldorado musicale, là où rien ni personne ne pouvait l'atteindre. Il touchait les nuages, caressait les ailes des anges, rencontrait son Dieu intérieur. Bizarrement il se sentait protégé par toutes ces notes qui l'entouraient. Il ne pensait plus à rien. Il se laissait seulement porter par la musique.

_____Oui, ça faisait un bien fou. C'était indescriptible. C'était comme si les notes le portaient sur des confins ensorcelés, lointains et inaccessibles. C'était comme si son âme s'était dédoublée de son corps pour le surplomber de sa hauteur et l'admirer. Admirer ses mains parcourir les touches, ses yeux se fermer, et son sourire naître petit à petit, signe extérieur d'un bonheur intérieur.

_____Malheureusement toute bonne chose avait une fin.

_David ! Qu'est ce tu fous ? Sur l'ordi, tout d'suite ! aboya l'homme.

_____David rouvrit les yeux et vit son cocon se briser. Une fois de plus. La tristesse et le dépit l'envahirent. Il referma le piano et se leva à contre c½ur. Boulot, boulot, boulot. Ils n'avaient que ce mot là à la bouche. Ils ne comprenaient pas que les garçons avaient besoin de souffler. Ils ne comprenaient pas que l'insouciance et la futilisé leur manquaient. Ils ne les comprenaient pas.

_____David souffla pour se donner du courage et retourna s'asseoir devant l'ordinateur. A part leur gueuler dessus, leurs producteurs ne savaient rien faire. Sauf les arnaquer et les apeurer, dans ces deux domaines, ils étaient experts.

_____A cause d'eux, depuis combien de temps n'avait-il pas dormi ? Depuis combien de temps n'avait-il pas mangé un repas équilibré ? Depuis combien de temps n'avait-il pas souri ? Il ne comptait plus le temps. Il laissait les heures s'égrainer, mourir sur les rives de sa jeunesse perdue. Il se taisait et travaillait. Ils se taisaient tous et travaillaient. Ils ne pouvaient pas se lever contre leur producteur. Ils n'en avaient ni la force ni le courage. Et bientôt plus l'envie. Toute idée de fuite s'était échappée de leurs esprits. Ils étaient soumis. Soumis à cette vie morne. Soumis à ces producteurs mal intentionnés. Toute joie s'était éteinte de leurs beaux yeux, laissant place à une triste lueur sans éclat. Tout sourire avait délaissé leurs lèvres au profit d'un calme plat. La morosité les habitait. La peur et l'oppression les gouvernaient. Ils étaient seuls.


[ ... ]

_____Ca faisait cinq heures d'affilées qu'il était posté devant cet écran. Il avait mal aux yeux et à la tête mais il ne dirait rien. Il était fatigué, ses paupières s'alourdissaient mais il continuerait. Il n'avait pas d'autres choix que de finir ce qu'il avait commencé. Ils ne leur laissaient pas d'autre choix. Timo s'approcha doucement de lui et posa une main sur son épaule dans un geste de réconfort et de soutien. Mais il ne broncha même pas, trop concentré. Ou peut-être trop fatigué.

_David, tu devrais aller te coucher.
_Mais j'ai pas fini
, protesta-t-il d'une voix enfantine.
_Laisse, j'm'en charge.

_____David tourna la tête vers Timo et le regarda. Une intense fatigue se lisait sur son visage. A cette vue le c½ur de Timo se serra.

_Allez, j'finis, t'inquiète. T'as besoin de dormir, tu tiens plus debout, murmura-t-il.
_D'accord...

_____David se leva et laissa la place à son ami. Timo pris donc la souris et s'attela de suite à l'ouvrage. Plus vite c'était fini, plus vite il pourrait se coucher.

_Merci, lui dit David.

_____Timo s'arrêta quelques secondes et lui sourit. Puis David le laissa pour retrouver son matelas. Linke, Juri et Frank dormaient déjà. Il ne chercha même pas à savoir où était Jan et se laissa tomber sur son « lit », s'endormant comme une masse.

_____Ce ne fut que quelques heures plus tard qu'il rouvrit les yeux. Il avait l'impression de n'avoir dormi que quelques minutes. En tout cas ces quelques minutes lui avaient fait un bien fou. Même s'il n'arriverait pas à rattraper toutes ces heures de sommeil perdues. C'était hallucinant de voir à quel point le temps passait vite. Ils n'avaient pas le temps de profiter de la vie, ils étaient trop harcelés. Forcés de vivre à cent à l'heure alors qu'à leur âge ils ne rêvaient que de faire la fête et de dormir jusqu'à pas d'heure. Mais le destin en avait décidé autrement. Il avait voulu les faire vivre un rêve machiavélique. Ils avaient eu la plus belle médaille qu'ils espéraient mais n'auraient jamais imaginé recevoir si vite le revers.

_T'es réveillé ? lui demanda Timo, le sortant ainsi de ses songes.
_Ouais.
_A cause de moi ?
_Nan, t'inquiète.


_____Timo s'allongea sur son matelas aux côtés de David et ne prit même pas la peine de se faufiler dans le sac de couchage.

_T'as fini ?
_Fini qu-... Ah ouais, ouais t'inquiète, c'est fini
, répondit Timo en réprimant un bâillement. C'est pas trop tôt.

_____Ils se turent quelques minutes mais David reprit la parole, hanté par ses pensées.

_Timo ?

_____Son ami émit une sorte de grognement en signe d'acquiescement et fit l'effort de tourner la tête vers le guitariste.

_Tu te souviens de la fête d'anniversaire de Sabina ?
_Sabina... Hm... C'était pas la p'tite blonde à lunettes ?
articula faiblement Timo.
_Si.
_Ca fait un bail !...
_Tu t'en souviens ou pas ?
_Bah... Ouais, vite fait. On avait cinq ans quoi.
_Ouais, cinq ans...
_Pourquoi ?
_J'aimerai retourner à cette époque.
_Waouh !
souffla-t-il en luttant contre le sommeil. On avait des coupes de cheveux et des fringues affreux. Et tu n'savais ni jouer de la gratte, ni du piano.
_Même. A cette époque au moins je pouvais faire ce que je voulais.

_____Timo ouvrit les yeux et le regarda. David n'ajouta rien et fixa le plafond, rêveur, laissant son esprit divaguer et retourner à cette époque bien calme et sympathique qu'est l'enfance. Il souhaitait retrouver le bac à sable, quand il se bagarrait pour une pelle ; la maternelle quand il a rencontré son meilleur ami ; la troisième ( équivalent du CE2 ) quand Sara lui a donné son premier baiser. Revenir à toutes ses premières fois : sa première tétine, ses premiers pas, ses premiers mots, sa première copine, sa première guitare, ses premiers cours de piano... Malheureusement le passé a disparu.

[ ... ]

_____Midi. Ils n'avaient même pas faim. Ils avaient même perdu l'habitude de demander ce qu'ils mangeaient. Ils avaient leur dix euros quotidiens et ils se démerdaient. Jan et Frank allèrent au snack et revinrent avec des sandwichs bon marché. Comme d'habitude. Le repas était tout sauf jovial. Comme d'habitude. Les garçons étaient fatigués. Comme d'habitude. Juri commença une ébauche de conversation. Linke le suivit. Petit à petit ils oublièrent et se laissèrent emporter par la discussion. Timo se tourna à un moment vers David et le regarda, attendant la réponse à sa question.

_David ?
_Hein ?
_T'es avec nous ?
_Bah... ouais...
_T'as entendu c'que j'viens d'te dire ?
_Euh...
_J't'ai demandé si... Oh et puis laisse tomber. A quoi tu penses ?
_A cette fille.
_Oh oh...
_C'est pas c'que tu crois
, répondit David, blasé.
_Quelle fille ? relança Juri.
_Celle du hall.
_La copine de Tatiana ?
demanda Frank.
_Oui.
_Ah nan pas elle !
s'exclama Timo. Elle m'a pété les couilles ! La prochaine fois que j'la vois, j'lui fous mon poing dans sa grande gueule !
_Voyons Timo, on ne tape pas les dames
, dit Linke avec un petit sourire moqueur.
_Elle, c'est pas une « dame ». C'est un IVNI.
_Individu visiblement non identifiable
, traduisit Jan.
_T'façon qu'est ce qu'on en a à foutre ? On la reverra jamais, ajouta Timo. Tant mieux pour elle d'ailleurs. Parce que si elle tient à la vie, elle a intérêt à dégager de mon chemin, j'vous l'dis moi !
_Pourquoi tu penses à elle ? Elle en vaut pas la peine
, continua Jan avec ranc½ur.
_Vous voyez pas ?
_Bah là, tout de suite, maintenant... Nan
, répondit Juri.
_Elle nous a énervés.
_Nan ? Sans dec ? Merci David, on savait pas. Qu'est ce qu'on ferait sans toi ?
demanda Timo en levant les yeux au ciel.
_Elle a l'air hautaine et prétentieuse, déclara Jan.
_Et t'as vu son style ? ajouta Timo.
_Bon puisque tout le monde est d'accord, j'me fais l'avocat du diable, répondit Frank. Elle a un beau visage rieur, elle a un style bien particulier, à lui, qui lui sied à ravir. Et elle a l'air sympa et intelligente.
_T'es tombé sur la tête ? Ou bien elle t'a lavé le cerveau pour s'insinuer dans nos vies. Oh la garce ! C'est une androïde venue d'une planète beaucoup plus...
_Jan
, l'interrompit David, c'est pas toi qu'est tombé sur la tête ? J'suis d'accord avec Frank.
_Toi aussi alors t'es tombé sur la tête
, répliqua Jan en boudant.
_Ouais David, t'es celui qui s'est le plus engueulé avec elle ! s'exclama Linke.
_Oh j'ai compris. Elle t'a tapé dans l'½il, poursuivit Timo comme si c'était une évidence. Et bien je ne suis pas prêt de changer d'avis. Et je ne tomberai pas bêtement dans le panneau. On m'la fait pas à moi. Cette fille est arrogante, imbue d'elle-même, moqueuse, mal polie, méchante...
_Tu crois qu'on lui est apparu comment ?
l'interrompit Frank. Tu crois qu'on est passés pour quoi à ses yeux ? J'te signale qu'on a des têtes de déterrés. Limite en plus si on est pas devenus associables à force de rester enfermés dans ce putain de studio. Alors je pense qu'on devrait peut-être se regarder dans la glace avant de juger.
_Calme les mecs, elle va pas nous liguer les uns contre les autres
, intervint Juri en voyant les regards assassins que se lançaient Timo et Frank.
_J'peux exposer ma théorie maintenant ?

_____Voyant qu'il avait l'attention de tous, David continua.

_Elle a su suscité un sentiment en nous. Elle a su nous réveiller. Bon d'accord on s'est pris la tête mais c'que j'veux dire c'est qu'indirectement elle nous a fait bouger et réagir. Vous comprenez ?
_Euh... Nan
, répondit Timo.
_T'as des idées bizarres, marmonna Juri.
_Moi j'vois c'que tu veux dire, répondit Linke. Elle a réussi à nous faire avoir un sentiment autre que la passivité et le je-m'en-foutisme. C'est ça ?
_Exact. J'sais pas pour vous, mais moi d'habitude, je ressens quelque chose que quand je joue en concert.
_Pareil
, approuvèrent les garçons en c½ur.
_Bon, d'accord, mais après ? demanda Timo.
_Après, bah... je sais pas.

_____Ils retombèrent tous dans l'inactivité. Mais avec cette idée en tête désormais que cette fille, aussi garce qu'elle pût être, leur a prouvé qu'ils étaient encore en vie.




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Voilà, dernier chapitre avant que j'm'en aille. Tout plat, il ne se passe pas grand chose de génial, mais c'est normal si j'puis dire. Il peut pas arriver quelque chose d'extraordinaire à chaque fois. J'espère tout de même que vous allez pas lâcher pour ça. Même si j'dois dire que tout ne va pas s'enchainer du jour au lendemain.
Bref. J'reviens le ... 2 j'crois ( oui j'sais toujours pas si c'est ça --' ). M'enfin, j'aurai le temps d'écrire, ça c'est pas un problème. Donc le chapitre 4 ne sera là que l'année prochaine ( « Hey, à l'année prochaine ; ) ! » / « Ah bon ? On s'voit pas mardi ? » Gad <3 ).
Sur ce j'ai pas envie de m'étaler ( d'ailleurs j'ai envie de rien mais bon ), donc je clos ce bla bla inutile sur le célèbre et très attendu :
Bonnes fêtes !
Vous goinfrez pas trop, ça s'rait balo que vous explosiez ( nan, nan, c'était pas censé faire rire ). Profitez bien de vos cadeaux, et même pour le fun, dites-moi ce que le Père Joël Noël vous a apporté : ) ! Et buvez pas trop à Nouvel An ! D'mon côté j'ess-... j'vous promets rien.
En plus j'suis d'humeur bilingue alors j'vous ajouterai : Frohe Weihnachten & Frohes neures Jahres & Schöne Ferien !

# Posté le mardi 23 décembre 2008 11:55

Modifié le dimanche 09 août 2009 06:44

. Kαpιιtєl 4 Répondez-moi - Tunisiano . « On nous conditionne à faire semblant d'être heureux Même si on nous cartonne on tendra l'autre joue On encaisse, on pardonne, mais on s'habitue c'est tout » .

. Kαpιιtєl 4 Répondez-moi - Tunisiano .  « On nous conditionne à faire semblant d'être heureux  Même si on nous cartonne on tendra l'autre joue On encaisse, on pardonne, mais on s'habitue c'est tout »   .
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Extern Standpunkt
( Point de vue Externe )

Rückblende
( Flash Back )


20 octobre 2007


_____Les cris fusaient, cassant la voix à leur propriétaire et les oreilles aux voisins. C'était à celle qui crier le plus fort pour attirer l'attention de l'un d'entre eux et se faire ainsi remarquer. Et pour ce faire, tous les moyens étaient bons. Banderoles, cris, larmes, ça allaient même jusqu'à se déshabiller devant leurs yeux.

_____Et ça leur plaisait. Ils aimaient voir la foule en délire. Entendre leurs fans scander leurs noms les faisait jubiler. Ils avaient l'impression d'être puissants, comme des surhommes. Et ça leur faisait du bien. Ca les changeait de d'habitude. A choisir entre des surhommes et de la merde, il n'y avait pas à hésiter.

_____La salle était chaude comme la braise. Chaque chanson était connue par c½ur et de tous. Les garçons étaient en osmose avec le public. Ils étaient heureux. Heureux de jouer et de partager cet instant si magique avec leurs fans. Heureux d'oublier le reste du monde et de ne profiter que de l'instant présent. Ils se sentaient voler, transportés par une foule en liesse. Ils donnaient le meilleur d'eux-mêmes pour voir le si beau sourire de leurs fans, leurs yeux étoilés, ressentir jusqu'aux émanations de leur bonheur. Oui, c'était ça la scène, et ils ne s'en passaient pas.

_____Jusqu'à ce moment. Arrivés là, c'était comme s'ils recevaient un coup de massue sur la tête. Ce n'était pas possible de l'ignorer. Dans le film de leur vie il n'existait aucun bouton « avance chapitre ». Jusqu'à ce morceau. Horrible morceau. Oh oui, si horrible. A leurs yeux ce n'était plus qu'un mensonge pernicieux. Et ils ne pouvaient pas le mettre de côté. C'était le moment le plus dur du concert. Ca leur lacérait les boyaux de voir et de savoir d'avance que des gens allaient la chanter à tue-tête, les accompagnants joyeusement, l'âme rebelle en éveil. Ils ne savaient pas. Ils ne se doutaient de rien. Ce n'était pas leur faute. Les garçons en avaient conscience mais ils ne pouvaient s'empêcher de leur en vouloir.

_____Timo revint sur scène après avoir laissé l'exclusivité du micro à Frank pour Himmel Hilf et Wie es ist, les tripes serrées, la mâchoire crispée dans un faux sourire. Il savait qu'il était obligé de chanter cette chanson. Ils en étaient tous les six conscients. Il était incontournable. C'était leur premier tube ; c'était leur slogan ; c'était eux. Ca avait été eux. Eux, avant. Et ça leur fit encore plus de mal. Savoir qu'ils avaient été de telles personnes, qu'ils chantaient leurs propres pensées les éc½uraient désormais. Surtout que ces pensées n'étaient plus d'actualité. Elles étaient devenues complètement irréelles et utopiques.

_____Toutefois Timo cacha son trouble et sourit. Comme il en avait dorénavant acquis l'habitude.

_Je veux voir tous les doigts d'honneur en l'air !

_____Quelques cris fusèrent. Ils avaient déjà compris. Frank imita Timo et fit un doigt d'honneur à son tour. Un beau doigt d'honneur empli soudain de signification à leurs yeux mais vide de sens pour leurs fans. C'était comme si ce doigt était adressé à ces deux hommes. A cette pensée les visages de Timo et Frank se tordirent en une grimace sadique et ils brandirent leurs doigts encore plus hauts et plus longtemps. Ils attendirent ensuite quelques secondes puis Timo reprit la parole.

_Peut-être connaissez-vous ce morceau ?

_____Jan balança alors les premiers sons. D'emblée les cris redoublèrent. Cette fois tout le monde avait reconnu. Comment passer à côté ? Même les non-fans connaissaient cette chanson. C'était indubitable. Le célèbre « ich ficke euch » fut chanté en c½ur. Mais au lieu de faire plaisir aux garçons, ça leur porta un coup. Cette chanson n'avait plus le même message qu'au début. Et ils le ressentirent une nouvelle fois dès les premières paroles. Les plus importantes.

« Ich kann nicht ab ». Je ne supporte pas.

_____Non, il ne supportait plus. Aucun d'entre eux ne le supportait d'ailleurs. Ils se cachaient derrière des façades de sourires et des tonnes de préjugés. A chaque « ça va ? », ils répondaient indubitablement « oui, ça va ». Pourquoi dire le contraire ? Que leur auraient-ils rétorqué ? « Vous êtes obligés d'aller bien. Vous êtes riches, célèbres, en bonne santé, vous avez des milliers de filles à vos pieds, vous réalisez votre rêve, vous n'avez pas intérêt à vous plaindre. » Voilà ce qu'ils voyaient dans les yeux des gens. Voilà pourquoi ils se sentaient obligés de répondre « oui, ça va ». Ca va, ça va. Mais rien n'allait. Non, rien. Et personne ne le savait parce que personne ne les écoutait. Et personne ne les laissait parler, s'exprimer et dire ce qu'ils avaient sur le c½ur. Ils étaient enfermés dans un cocon de luxe imaginaire. Totalement irréel mais bel et bien existant aux yeux du monde extérieur. Ils ne supportaient pas mais ils ne pouvaient rien dire. Ils étaient conditionnés à faire semblant d'être heureux. Et malheureusement ça avait l'air de marcher.

« Ständig muss ich mich beweisen. » Continuellement je dois faire mes preuves.

_____Quand Timo a écrit ces paroles, il ne se doutait sûrement pas à quel point elles étaient réelles. Désormais ils devaient quotidiennement justifier leurs « oui, ça va ». Chaque jour ils apportaient une preuve illusoire. Bien sûr qu'ils allaient bien, ils souriaient. Personne ne savait qu'ils se cachaient derrière des sourires hypocrites et désespérés. Personne...

_____Revolution. Chanson phare de Nevada Tan ; devenue un véritable hymne à la liberté. Chantée par des opprimés. Quel paradoxe.

_____Ils détestaient cette chanson. Ils la haïssaient de toute leur force. Il fut un temps où elle avait un réel pouvoir sur eux. Désormais elle les enfonçait plus bas que terre. Ils avaient eux-mêmes écrit ce morceau. C'était le fruit de leurs idées. C'était leur cri de liberté et d'indépendance. Et voilà que dorénavant ils pouvaient à peine la chanter et l'écouter. Chaque parole les transperçait, lacérant leurs âmes, faisant perler le sang de leur espoir perdu.

_____Non, ça n'allait pas ! Mais à qui auraient-ils pu le dire ? Qui les aurait écoutés ? Ils ont préférés se taire que dire ce qui les tracassait. Ils ont préférés se cacher derrière de jolies carapaces. La solitude les avait rendus faibles. Ils ne pouvaient plus que compter les uns sur les autres.

[ ... ]

_Merci beaucoup ! Salut !

_____Dernières paroles emplies de sincérité avant de quitter la scène. Ils étaient fatigués mais contents. Comme toujours ils avaient essayés de donner le meilleur d'eux-mêmes. A voir les sourires satisfaits et les yeux ébahis des fans, ils n'avaient pas failli à leur tâche.

_____Une fois dans la loge ils avalèrent un litre d'eau chacun, histoire de rééquilibrer la balance. David tenait à peine debout. Comme d'habitude ils étaient complètement à plat. Ils s'affalèrent tous dans les canapés et se turent, trop fatigués pour parler.

_____Mais c'était sans compter sur eux. La porte s'ouvrit d'un coup, faisant sursauter les garçons et laissant entrer Eddy Höfler et Lalo Titenkov.

_Allez les larves ! On se bouge ! Des fans veulent des autographes dehors ! beugla le premier.
_Faudrait pas les faire attendre, ajouta le deuxième avec un sourire carnassier.

_____Les garçons se levèrent, obéissants, et sortirent sans omettre de baisser les yeux devant eux.

[ ... ]

_____Il laissa son esprit divaguer, voyageant au gré de ses envies, visitant des recoins inconnus et inexploités, ou simplement oubliés. Il n'arrivait pas à dormir. Il avait beau être fatigué – normal après un concert -, Morphée n'était pas décidée à l'accueillir dans ses bras. Trop de questions l'assaillaient, trop de doutes le tiraillaient. Sa poitrine l'opprimait. Il avait du mal à respirer. Il souffrait. Il ne savait plus quoi faire. Il était perdu. Perdu dans les méandres de son esprit. Il n'arrivait plus à penser au positif. Il n'arrivait même plus à se confier à sa plume. Non, trop de questions. L'une d'entre elles mangeait les autres, clignotant en plein milieu de sa tête, imposant sa puissance aux autres. Un immense et douloureux pourquoi.

_____Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi se trouvaient-ils dans cette situation ? Pourquoi ne protestaient-ils pas ? Pourquoi souriaient-ils alors que leurs âmes pleuraient ? Pourquoi se montraient-ils fort alors qu'ils n'étaient que faiblesse ? Pourquoi l'argent dirigeait-il le monde ? Pourquoi subissaient-ils ça ? Pourquoi les opprimaient-ils ainsi ? Pourquoi se taisaient-ils ? Pourquoi ne voyaient-ils aucune issue ? Pourquoi baissaient-ils les bras ? Pourquoi ?! Et pourquoi pas ? Toute une existence réduite à ces questions. Mais à aucune réponse.

_____Il se tourna sur le côté. Il commençait à suffoquer. Ils vivaient dans un monde de merde : guerres, famines, sécheresses, terrorisme, chômage, contrôle suprême de l'Etat, inflation des prix, deals, trafics d'armes, meurtres... A partir du moment où ils s'en étaient rendus compte, ils avaient essayés de le montrer aux gens, de leur ouvrir les yeux. Mais leur verdict avait été travesti. Ils s'étaient fait avoir. Ils ne s'étaient doutés de rien. Ils étaient jeunes et naïfs. Ils n'avaient pas pris garde au serpent qui dormait dans son nid. Et voilà que ce serpent s'était dressé et avait planté ses crocs dans leur dos, comme Brutus avait poignardé César. Par traitrise. Il ne fallait faire confiance à personne en ca bas monde. Triste constat. Et il ne savait toujours pas pourquoi.

_____Il eut soudain le besoin d'extérioriser tout ça. Tous ces sentiments. Toute cette souffrance enfouie, toute cette déception accumulée, toutes ces questions sans réponses. Il se leva alors sans bruit et s'installa dans une salle recluse, un stylo à la main, une feuille sur la table. Sans le vouloir il utilisa la méthode des impressionnistes. Il posa la pointe de son crayon sur la feuille et ferma presque les yeux, laissant son subconscient écrire. Lui qui avait tant de mal à se livrer, à ouvrir son c½ur, trouva à son insu les bons mots. Il soulagea alors sa peine et se sentit mieux.

_____Une fois fini, il voulut relire ses mots mais s'arrêta rapidement. Dès les premières lignes il fut éc½uré. Ec½uré de voir le bilan de leurs vies. Ec½uré de constater leur passivité. Il se rendit alors compte de la justesse de l'hypothèse de David. Son meilleur ami lui avait ouvert les yeux.

_____Lui, Timo Sonnenschein, venait d'avouer intérieurement qu'une fille l'avait ébranlé.

[ ... ]

_Timo ? Je peux te parler deux minutes ?

_____Il regarda Juri et hocha la tête. Il se leva ensuite pour suivre le batteur dans une pièce à part, se demandant ce qui se passait et quel évènement pouvait susciter une telle discrétion alors que d'ordinaire ils ne se cachaient rien entre eux. C'était d'ailleurs une de leurs règles d'or. Juri prit le temps de s'asseoir et laissa passer quelques secondes avant d'entrer dans le vif du sujet, n'aimant pas tourner autour du pot.

_Ca va ?

_____Surpris par sa question, s'attendant à tout sauf à ça, Timo arqua les sourcils et bégaya. Ca faisait longtemps qu'on ne lui avait pas posé cette question avec un réel intérêt et non pas par politesse. Il en fut touché.

_Bah oui. Pourquoi ?
_J'ai trouvé ça ce matin en me levant.


_____Juri lui tendit une feuille. Timo tressaillit et la prit, se doutant déjà du contenu. Il la déplia et malheureusement, il se trouva conforté dans ses craintes. Il baissa la tête, posant son front contre la paume de sa main. Personne n'aurait du lire cette feuille. Personne n'aurait du connaître les appréhensions du rappeur. Mais en novice et ignorant qu'il était, il avait oublié la feuille sur la table. Il s'en voulait. Il redoutait le regard des gens. Il avait peur d'être jugé. Il ne voulait pas perdre la face. Il n'était rien devant les membres du groupe. Il eut soudain honte. Honte d'avoir ainsi laissé battre son c½ur et couler ses peines.

_Timo, tu sais qu'on est là, retentit la voix chaude et grave de Juri. On est tous les six dans la même merde. Si t'as des doutes, des questions, des angoisses, fais-nous en part. Tu serais étonné de voir à quel point tu n'es pas le seul à penser ça. T'as pas à jouer au fort devant nous. Tu sais qu'on ne te jugera jamais. Je ne l'ai montré à personne, reprit-il après avoir fait une pause. J'ai pensé que tu n'aurais pas voulu et que ça t'aurait quelque peu gêné.

_____Timo le gratifia d'un hochement de tête, soulagé d'entendre ça.

_Cependant j'aimerai que désormais, quand ça ne va pas, dès que tu en ressens le besoin, tu nous en parles.
_C'est d'accord
, acquiesça docilement le rappeur, conscient du fait que Juri souhaitait qu'ils se serrassent les coudes.

_____Juri hocha la tête, satisfait, et se leva. Alors qu'il s'apprêtait à passer la porte, Timo l'interpella.

_Juri ? Merci.

_____Il lui sourit et sortit sans un mot, le laissant seul avec pour toute compagnie ses sombres pensées.

_____Un jour il y arrivera. Un jour il relèvera la tête. Un jour il en aura marre d'être berné. Un jour il ne supportera plus d'être gouverné pour l'argent. Un jour, la rébellion et la provocation le réinvestiront.




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Hey. J'me suis inscrite sur cet annuaire & celui-là, si vous pouviez y aller, ça serait gentil : ). Sinon vous inquiétez pas, j'vais reposter toutes les semaines, c'est simplement à cause des vacances.

# Posté le samedi 03 janvier 2009 17:10

Modifié le dimanche 09 août 2009 06:45